Ce que murmurent les maisons, selon Rouzig
- christiantonelli
- 16 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 janv.
Ce que murmurent les maisons, selon Rouzig des Monts d’Arrée
Dans les Monts d’Arrée, quand la brume descend sur les landes et que le vent fait parler les pierres, les maisons aussi ont leur mot à dire.Et Rouzig, l’écureuil des tourbières, a appris à les écouter.

Souvent, un propriétaire lui confie, avec une pointe d’inquiétude dans la voix :— « Je vais donner ma maison à plusieurs agences. Comme ça, j’aurai plus de chances de la vendre. »
Sur le papier, l’idée semble raisonnable.
Multiplier les panneaux, c’est rassurant. On se dit que plus il y a de voix, plus la nouvelle portera loin.
Mais la réalité du terrain, elle, raconte une autre histoire.
Rouzig pose alors une question simple, presque évidente :— « Dis-moi… qui achètera ta maison ? Les agences… ou les personnes ? »
Car ce ne sont pas les agences qui vivent entre ces murs.Ce sont des femmes, des hommes, des familles, avec un projet de vie, un regard attentif, et une intuition fine.
Quand une maison se disperse, elle se fragilise
Quand une maison est confiée à trop de mains, elle finit souvent par perdre sa voix.
Rouzig l’a vu bien des fois :
La même annonce partout, mais jamais tout à fait la même.
Une surface qui change, un prix qui varie, des photos prises trop vite, des mots imprécis, parfois contradictoires.

Alors, chez les acheteurs, le doute s’installe.
Ils se disent que si la maison est là depuis longtemps, affichée partout, c’est qu’elle doit cacher quelque chose.
Et la maison, pourtant saine et pleine de souvenirs, se retrouve suspecte.
La suite est presque toujours la même :
des négociations dures,
des visites sans conviction,
du temps qui s’étire,et une valeur qui s’effrite doucement.
L’exclusivité, ou l’art de respecter une maison
À l’inverse, quand une maison est confiée à un seul regard, à une seule voix, tout change.
Rouzig le sait : un mandat exclusif, ce n’est pas une contrainte.
C’est une promesse de soin.

L’agent peut alors s’engager pleinement.
Il prend le temps de comprendre le lieu, son histoire, son juste prix.
Il choisit les bons mots, les bonnes images.
Il sélectionne les visiteurs, accompagne les vendeurs, respecte les acheteurs.
La maison retrouve sa cohérence.
Elle devient rare.
Et la rareté, en immobilier comme dans la vie, protège la valeur.
La vraie question
Finalement, la question n’est pas :
« Combien d’agences vont afficher mon bien ? »
Mais plutôt :
« Qui va vraiment s’en occuper ?
Avec quelle stratégie ?Avec quel engagement ?
Avec quel respect pour ce que cette maison représente ? »

Multiplier les panneaux rassure un instant.
Mais une approche humaine, structurée et sincère permet souvent de vendre mieux… et plus sereinement.
Et Rouzig conclut toujours, d’une voix douce, en regardant la lande :
— « Quand tu vois une maison affichée partout depuis des mois, présentée différemment, à plusieurs prix…Dis-moi honnêtement :quelle valeur lui accordes-tu encore ? »
Les pierres, alors, se taisent.
Et chacun comprend.
La Morale des Pierres et de l'Ankou

Dans le silence des crépuscules bretons, là où les menhirs veillent et les légendes murmurent, l'Ankou lui-même, parfois, s'arrête. Il ne vient pas toujours pour faucher, mais pour observer, pour peser le cœur des hommes et le sort des demeures.
Et il a vu bien des choses, l'Ankou. Il a vu la précipitation stérile, la discorde qui affaiblit, et le prix des âmes baisser quand on les jette aux quatre vents, sans respect. Car une maison n'est pas qu'un tas de pierres ; c'est un coffre de souvenirs, une lignée de rires et de larmes, une part de l'éternité des terres.
Alors, quand la tentation de la dispersion murmure à l'oreille, souvenez-vous de ceci, dit l'Ankou d'une voix de vent dans les bruyères :
"Celui qui protège son trésor d'une seule main le garde intact. Mais celui qui le jette aux mille courants du marché le verra s'éparpiller, et sa valeur s'estomper comme l'écho d'un chant oublié. Car la véritable richesse d'un lieu réside dans l'amour et le respect que l'on sait lui porter, non dans le nombre de regards qui le convoitent sans âme."
Et souvent, après ces paroles de vérité, l'Ankou reprenait sa marche lente, laissant derrière lui le frisson de la sagesse et le murmure des pierres qui, elles, ne mentent jamais.
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Toutes les photos sont prises par mes soins et sont donc ma propriété. Vous pouvez me les demander si nécessaire.




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