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Gen Z moins affutee que ses parents : le reverse Flynn en action

  • christiantonelli
  • il y a 3 jours
  • 7 min de lecture

Gen Z moins affûtée que ses parents : le reverse Flynn en action


Introduction ironique:


« Ah, merci TikTok, Instagram Reels, YouTube Shorts et toute la joyeuse famille des scrolls infinis ! Grâce à vous, la Génération Z a enfin réussi l'exploit que personne n'osait espérer depuis plus d'un siècle : devenir la première génération officiellement moins performante cognitivement que ses parents.

Oui, vous avez bien lu : après 100 ans de Flynn effect où chaque génération devenait un peu plus maligne que la précédente (merci la meilleure nutrition, l'école obligatoire et les crayons bien taillés), boom — 2010 arrive, les smartphones se démocratisent, et paf, les scores en maths, lecture, attention, mémoire et QI global partent en chute libre.


Jared Cooney Horvath, neuroscientifique qui a témoigné devant le Sénat US en janvier 2026, l'a dit sans filtre : nos ados sont moins bons en concentration soutenue, en raisonnement profond, en calcul mental... et en plus, ils sont surconfiants (« the smarter they think they are, the dumber they actually are »). Ironie suprême : pendant que les algorithmes nous servent des dopamine hits toutes les 8 secondes, on perd la capacité à lire un paragraphe sans zapper.


Et en Europe ? Pareil, voire pire : PISA 2022 montre des baisses records (jusqu'à -18,8 points en maths en moyenne UE), avec des pays comme l'Allemagne ou la France qui trinquent sévère. Bref, si vous cherchez un bouc émissaire fun pour expliquer pourquoi votre ado de 16 ans sait tout sur les trends mais galère à finir une page de Camus : merci les apps.


Maintenant, passons aux faits (et aux chiffres qui font mal) : reverse Flynn effect, données PISA/NAEP, temps d'écran moyen de 7h+, et pourquoi tout ça n'est pas une fatalité... mais un choix environnemental qu'on pourrait encore corriger. À vos claviers (ou mieux : à vos livres papier).



La Génération Z : la première à être moins performante cognitivement que ses parents ? Le rôle des écrans au cœur du débatIntroduction


Pour la première fois depuis plus d’un siècle, une génération entière semble inverser la tendance historique d’amélioration cognitive : la Génération Z (née environ 1997-2012) obtient des scores inférieurs à ceux de ses parents (les Millennials) sur de nombreux tests standardisés. C’est le constat posé par le neuroscientifique Jared Cooney Horvath lors de son témoignage devant le comité du Sénat américain sur le Commerce, les Sciences et les Transports, le 15 janvier 2026. Selon lui, malgré plus d’années passées à l’école et l’introduction massive de technologies éducatives, les performances chutent en attention soutenue, mémoire, lecture approfondie, calcul, fonctions exécutives et même QI global. La cause principale ? L’exposition omniprésente aux écrans, aux contenus courts et au zapping constant.Le reverse Flynn effect : fin d’un siècle de progrès


Le Flynn effect décrivait une hausse continue du QI moyen d’environ 3 points par décennie depuis le début du XXe siècle, grâce à une meilleure éducation, nutrition et environnement. Ce gain a culminé autour des années 1990-2000 dans de nombreux pays développés, avant de stagner puis de s’inverser (reverse Flynn effect) dès les années 2010.


  • Des études récentes (méta-analyses 2020-2025) montrent des baisses de 0,3 à 0,5 points de QI par décennie (ou plus dans certains cohorts jeunes) en Europe du Nord et de l’Ouest (Norvège, Danemark, Finlande, Royaume-Uni, Pays-Bas, France, Allemagne, Autriche), avec des déclins marqués en raisonnement fluide, mémoire de travail et compétences verbales.

  • Horvath cite des données internationales (PISA, TIMSS) montrant que ce déclin touche ~80 pays développés depuis le milieu des années 2000, avec une accélération post-2010 coïncidant avec la généralisation des smartphones et des EdTech en classe.


Les chiffres concrets des performances scolaires (focus États-Unis)


Les tests nationaux américains confirment cette tendance :


  • PISA 2022 : Baisse record moyenne de 15 points en mathématiques (équivalent à ~3/4 d’année scolaire perdue) et 10 points en lecture entre 2018 et 2022.

  • NAEP (Nation's Report Card, 2024) : Pour les élèves de terminale (~17-18 ans) :

    • Lecture : scores les plus bas depuis 1992 ; 32 % en dessous du niveau "basic".

    • Maths : scores les plus bas depuis 2005 ; 45 % en dessous du niveau "basic" ; seulement 22 % au niveau proficient ou plus.

Focus Europe : un déclin marqué et quasi-universel


L’Europe est pleinement concernée, avec des baisses souvent plus prononcées qu’aux États-Unis dans certains domaines. Les données PISA 2022 (OCDE, élèves de 15 ans) montrent un recul historique :


  • Baisse moyenne en Europe (pays participants) :

    • Maths : -18,8 points entre 2018 et 2022 (plus forte que la moyenne OCDE de -15 points).

    • Lecture : -14,2 points (vs. -10 points OCDE).

    • Sciences : -4,6 points (moins prononcé, mais en baisse).


  • Moyenne UE (Union européenne) :

    • Environ 30 % des élèves de 15 ans n’atteignent pas le niveau de compétence de base en maths (vs. ~22 % en 2018).

    • ~25-26 % en lecture et ~24 % en sciences (augmentation significative).

    • Seulement 8 % des élèves UE atteignent un haut niveau en maths, 6,5-7 % en lecture et sciences (baisse vs. 2018 : 11 % en maths, 8,1 % en lecture).


  • Exemples par pays (scores PISA 2022 – maths / lecture / sciences) :

    • Estonie : 510 / 511 / 526 (meilleur en Europe, mais en baisse légère).

    • Suisse : 508 / ~483 / 503.

    • Irlande : 492 / 516 / 504.

    • Finlande : 484 / 490 / 511 (fort déclin historique depuis les années 2000).

    • Pays-Bas : 493 / 459 / 488.

    • Allemagne : 475 / 480 / 492 (baisse forte : -25 en maths, -18 en lecture vs. 2018).

    • France : 474 / 474 / 487 (baisse modérée mais continue).

    • Espagne : 473 / 474 / 485.

    • Italie : 471 / 482 / 477.

    • Pays plus faibles : Grèce 430 / 438 / 441.

    • Bulgarie 417 / 404 / 421.

    • Roumanie 428 / 428 / 428 (hauts taux de sous-performance).


La chute est quasi-universelle : tous les pays européens ont vu une baisse entre 2018 et 2022, souvent la plus forte jamais enregistrée en une seule édition PISA. La pandémie explique une partie, mais le déclin prédat la COVID dans de nombreux pays (stagnation dès les années 2010 en lecture/maths). Horvath utilise ces données pour appuyer son argument : malgré plus de tech en classe, les performances chutent, particulièrement là où les écrans sont omniprésents.Le temps d’écran : un facteur majeur


Horvath lie directement ce déclin à l’exposition massive (données 2024-2025) :


  • Ados : moyenne de 7 heures 22 minutes par jour sur écrans, dont 4,8 heures sur réseaux sociaux.

  • Plus de 50 % des teens passent ≥4 heures/jour hors temps scolaire ; 41 % dépassent 8 heures.

  • En classe : jusqu’à 38 minutes par heure "off-task" (distractions).


    Globalement, >50 % du temps éveillé devant un écran, favorisant le zapping et la lecture superficielle.


Conséquences et surconfiance paradoxale


Horvath note que beaucoup de Gen Z sont surconfiants (« the smarter people think they are, the dumber they actually are »), ce qui masque le déclin.


Solutions proposées  


  • Réduire drastiquement les écrans récréatifs et non essentiels en classe.

  • Prioriser les méthodes analogiques : lectures longues, discussions en face-à-face, travail prolongé.

  • Retarder l’introduction massive des EdTech jusqu’à des bases cognitives solides.

Conclusion


Ce n’est pas une fatalité génétique, mais un phénomène environnemental : les écrans fragmentent l’attention et freinent le développement cognitif à l’adolescence. En Europe comme aux États-Unis, le coût pourrait être massif (productivité, inégalités). Mais c’est réversible — à condition d’agir vite, à l’école comme à la maison.(Sources principales : Témoignage J.C. Horvath au Sénat US, 15/01/2026 ; PISA 2022 OCDE ; NAEP 2024-2025 ; méta-analyses reverse Flynn effect 2020-2025 ; rapports EU/OCDE 2024.)



Une bonne part des causes.


on peut ironiquement remercier TikTok, Instagram, YouTube Shorts et les autres pour avoir accéléré le phénomène que décrit Jared Cooney Horvath (et d’autres chercheurs) : le reverse Flynn effect chez la Gen Z, avec des baisses en attention, mémoire, lecture profonde, calcul et QI global.Horvath ne nomme pas toujours TikTok ou Instagram par leur nom dans ses témoignages (il parle plus globalement d’écrans, de contenus courts, de zapping permanent, de récompenses dopamine rapides et de lecture superficielle), mais il pointe explicitement l’explosion post-2010 des smartphones + réseaux sociaux comme le tournant critique. C’est pile quand Instagram (2010), Snapchat (2011) et surtout TikTok (boom mondial 2018-2020) ont généralisé les vidéos ultra-courtes (15-60 s), le scroll infini et les algorithmes addictifs.


Quelques éléments concrets qui alimentent cette ironie :


  • Le déclin cognitif s’accélère autour de 2010-2015, coïncidant avec la massification des smartphones (propriété >50 % chez les ados) et l’essor des plateformes de short-form content (Instagram Reels, TikTok). Des méta-analyses (dont celles qu’Horvath cite) montrent que les baisses en fluid intelligence (raisonnement, mémoire de travail) deviennent visibles dès cette période.


  • PISA 2022 (Europe et OCDE) lie explicitement le temps excessif sur écrans pour loisir (social media, browsing, jeux) à des scores plus bas : les élèves qui passent >1 h/jour en classe sur des apps non-educatives (souvent réseaux sociaux) perdent jusqu’à 49 points en maths vs. ceux qui en passent peu. En moyenne OCDE, >4 h/jour de loisir digital hors école = impact négatif clair sur les performances.


  • Des études récentes (2025, comme celle de Karolinska Institutet publiée en décembre 2025) montrent que l’usage moyen/intense de Instagram, Snapchat, TikTok, Facebook réduit progressivement la capacité de concentration chez les enfants/adolescents, avec un effet cumulatif sur plusieurs années. Ça explique en partie la hausse des diagnostics TDAH-like.


  • Horvath répète souvent : les ados passent >50 % de leur temps éveillé devant un écran, dont une grosse part sur des contenus qui réduisent la tolérance à la friction cognitive (pas de lecture longue, pas d’effort soutenu, récompense immédiate). TikTok et consorts sont des champions du format qui formate le cerveau à zapper toutes les 8-15 secondes.


Donc oui, ironiquement : merci TikTok pour les dopamine hits rapides qui ont rendu la lecture d’un paragraphe entier "trop longue", merci Instagram pour les scrolls infinis qui ont tué l’attention soutenue, merci aux algos pour avoir optimisé l’addiction au détriment de l’apprentissage profond. Le truc positif (selon Horvath et les experts) : c’est environnemental, pas génétique. Réduire l’exposition (limiter les shorts, encourager les livres, discussions IRL, travail sans distraction) peut inverser la tendance. Mais tant que les plateformes sont conçues pour capter l’attention maximale… on continue de "remercier" collectivement.


 
 
 

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